On s'est aimé, passionnément,
On s'aimait, si furieusement ;
Un incendie dans le corps, très souvent,
Friands de l'hiver, fous du mauvais temps.
Baignée par la tendresse de tes gestes,
Je ne voulais qu'une chose, que tu restes.
Rien ne pouvait ruiner mes espoirs,
Moi j'y croyais, à notre histoire.
Je ne prévoyais pas notre rupture,
Hier encore, on parlait du futur,
Je n'ai rien perçu dans ton attitude,
Mais tu vivais déjà à une autre altitude.
Pourquoi n'ai-je pas su t'aimer,
Te combler par mes sentiments,
Oh, je donnerais bien tout ce que j'ai,
Pour une dernière joute d'amants.
Tout me paraît, à présent, si futile
Je refuse de renoncer à ta présence,
J'ignorais comme ça pouvait être difficile
Ton coussin vide, à la dernière séance.
On fait souvent des choses inutiles,
Des choses sans grande importance,
L'amour nous donne, et puis nous mutile,
Je me sens cassée, en ton absence.
Jamais je ne pourrais effacer,
Tes jolis yeux chargés de haine,
Qui aurait pu encore t'arrêter ?
Tu n'avais ni remords, ni peine.
Pourquoi n'ai-je pas su t'aimer,
Te combler par mes sentiments,
Oh, je donnerais bien tout ce que j'ai,
Pour une dernière joute d'amants.
Mon âme plie encore sur tes traces,
Je répète inconsciemment tes habitudes ;
Le silence me crie en pleine face
Tes reproches et mes certitudes.
Je sais, la douleur n'est pas vaine,
Je connaîtrais, un jour, la paix.
Et la force de briser les chaînes,
Qui m'interdisent de t'oublier.
J'ai jeté une bouteille en pleine mer,
Elle porte les traces de mon sang,
Des mots dont je ne sais plus quoi faire,
Une blessure que personne ne comprend.
Pourquoi n'ai-je pas su te dire
Que tu me manques à en mourir,
Oh, je donnerais bien tout ce que j'ai,
Juste pour une chance, de tout recommencer.
ange



